Conversation mythomane

PinochioLa mauvaise compréhension et l’incompréhension totale du déficit d’attention est extrêmement frustrante.

Généralement, je ne gaspille pas de salive face un mur de béton ou les personnes qui parlent à travers leur chapeau.

Comment une personne peut-elle croire à une divergence d’opinion alors que son niveau de connaissance sur le sujet est freiné par des préjugés qu’elle considère des faits ?

Comment une personne peut-elle prétende que les enfants hyperactif ont des parents qui ne s’occupent pas d’eux ?

Comment une personne peut-elle affirmer qu’un professeur qui laisse un enfant hyperactif courir 5 minutes, tous les autres enfants vont se mettre à bouger pour pouvoir sortir de la classe, eux aussi ?

Comment une personne peut dire que le déficit d’attention n’est pas réel ?

C’est précisément le genre de commentaires qui ont pollué oreilles en tentant d’avoir une conversation avec quelqu’un qui aurait eu tout intérêt à écouter au lieu d’être de se braquer sur ses positions, malgré mes explications :

  • Que le déficit d’attention est un trouble neurologique;
  • Que ce n’est pas parce que nous ne contrôlons pas nos émotions ou notre impulsivité c’est vraiment que, dans certaines situations, nous n’y parvenons pas;
  • Que c’est le dysfonctionnement de certaines fonctions exécutives (les régions de notre cerveau qui contrôlent l’attention, l’hyperactivité, l’organisation, la planification, les émotions, l’impulsivité etc) qui expliquent certains comportements;
  • Que des commentaires comme les siens me mettent hors de moi parce qu’ils sont erronés.

Lorsqu’on critique et juge les gens de mon clan sans savoir de quoi on parle, mon instinct de guerrière se manifeste.

Plus la conversation progressait, plus la frustration et l’impulsivité augmentait. Tellement qu’il m’a fallu prévenir la personne que ma colère était grandissante. Et mon interlocuteur de répondre qu’à mon âge, j’étais capable de me contrôler. J’avais atteint ma limite. Ma réponse fut, sur un ton ferme et sec, que la discussion était close car j’allais être impolie.

Heureusement, l’échange s’est poursuivi avec une grand-maman qui m’a parlé de sa petite-fille hyperactive. Une mamie compréhensive et pleine d’amour pour une enfant qui n’arrête pas de bouger sur sa chaise lors des repas, qu’elle laisse courir parce qu’elle sait qu’elle en a besoin, sur qui elle ne tape pas sur la tête pour qu’elle soit comme les autres. Une enfant qui ne semble pas écouter son entraineur de patinage artistique, mais qui exécute les figures quasi parfaitement.

Une conversation enrichissante et respectueuse. Malgré les pièces manquantes aux casse-tête, le désir de comprendre était palpable.

Une fois la pression et la frustration dissipée, c’est avec facilité que j’ai dit à la première personne que mon intention n’était pas d’être méchante et qu’il serait judicieux qu’elle s’informe sur le déficit d’attention.

Le jour où ces faux discours n’existeront plus est peut-être loin. En attendant, la meilleure chose à faire pour celles et ceux qui sont touchés par le déficit d’attention est de bâtir votre arsenal d’arguments. Comment ? En posant des questions, en élargissant vos connaissances et votre compréhension afin que vous aussi, puissiez mettre un terme aux conversations mythomanes !

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